• La Roche-sur-Yon
La Roche-sur-Yon

La Roche-sur-Yon

Saviez-vous que La Roche-sur-Yon a changé sept fois de nom au XIXe siècle, au gré des différents régimes politiques ? La Roche n'était qu'un petit bourg rural avant de devenir le chef-lieu du département de la Vendée en 1804, et il a fallu attendre l'arrivée du chemin de fer en 1866 pour que l'agglomération se transforme lentement en une petite ville de 15 000 habitants en 1931 ! C'est cette histoire singulière que Maurice Bedon va tenter de vous révéler grâce aux clichés utilisés par quelques pionniers yonnais de l'édition de cartes postales entre 1880 et 1910. Les images vont vous embarquer pour une visite guidée depuis la place Napoléon, les quartiers de la Route des Sables et de Bordeaux, jusqu'aux routes du Bourg-sous-la-Roche ou de Saint-André-d'Ornay. De la visite du président Félix Faure en 1897 aux cérémonies officielles des pompiers en 1974, que de changements dans la vie quotidienne de nos aïeux ! Bon voyage au coeur du siècle dernier, le XXe... Extrait du livre : Ainsi, La Roche-sur-Yon devenait une «ville nouvelle» comme, à la même époque, Pontivy dans le Morbihan se transformait en Napoléonville. Avant elles, d'autres cités, sans compter les places fortes aux frontières, avaient incarné les rêves d'urbanisme en devenant des villes nouvelles comme Richelieu en Indre-et-Loire au XVIIe siècle ou Arc et Senans dans le Doubs au XVIIIe siècle. Elle aurait pu, ainsi, devenir l'exemple de la ville telle que la rêvaient les urbanistes du début du XIXe siècle. Malheureusement, pour La Roche-sur-Yon, elle ne fut jamais une opération de prestige mais seulement une mesure administrative (presque militaire) et donc traitée à l'économie. Le fait que ce soit des ingénieurs des ponts et chaussées et non des architectes qui furent chargés de la réalisation en est la preuve. Napoléon, lui-même, fut assez déçu par sa ville, avec ses bâtiments construits en pisé, lors de sa brève visite du 8 août 1808. Deuxième inconvénient pour la ville nouvelle, dix ans après sa création, son fondateur disparaissait de la scène politique. Et le nouveau régime, la Restauration, n'avait pas de raison de surveiller la Vendée, ni de poursuivre l'oeuvre de Napoléon, et donc de s'intéresser à La Roche-sur-Yon (Bourbon-Vendée). En 1814, cette dernière ne comptait que 2 300 habitants. L'évolution se poursuivit lentement au cours du XIXe siècle : 5 164 habitants en 1842, 7 225 en 1865. L'arrivée du chemin de fer en 1866 lui permit de se développer et de sortir des limites des boulevards en pentagone de son plan d'origine. Pourtant, il fallut attendre 1931 pour qu'elle atteigne les 15 000 habitants prévus lors de sa création. Elle atteint aujourd'hui les 50 000 habitants et a largement explosé ses limites. Les cartes postales anciennes datant du début du XXe siècle sont la «Mémoire en Images» de cette période. Elles nous présentent l'héritage napoléonien dans le chef-lieu d'un département rural, petite ville administrative et de garnison qu'était La Roche-sur-Yon à cette époque. Extrait de l'introduction Voir la suite

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